“ Jarvis : “La nuit dernière, j’ai reçu un e-mail d’une journaliste du Monde qui disait : « Je prépare un article sur Google et sur la vague de mécontentement montante au sujet de la protection de la vie privée et de sa situation de monopole. » Elle se demandait si ces personnes allaient utiliser Bing à la place [le concurrent de Microsoft, ndlr] et si Google allait devenir le prochaine Microsoft avec une image négative et une pression du gouvernement (ces deux questions, d’ailleurs, ne sont-elles pas intrinsèquement contradictoires ? ). J’ai jeté mon verre de bordeaux, je me suis servi un bon cabernet américain et j’ai répondu ceci : « Il y a un problème : je ne suis pas d’accord avec les présupposés de votre projet d’article. J’ai vu et revu ce discours, particulièrement en France. Je ne sais pas ce que les Français ont contre Google, mais je pense que c’est une forme d’aliénation mentale. La plupart des éditeurs français ont refusé mon livre, “What Would Google Do ? ”, parce qu’ils disaient vouloir une diatribe anti-Google. C’est apparemment le réflexe français. C’est seulement après avoir blogué là-dessus que mon courageux éditeur français est apparu et l’a publié sous le titre »La Méthode Google ». Y a-t-il des gens qui se plaignent de Google ? Oui, et ce sont souvent les mêmes qui se plaignent de l’Internet, du changement, de la technologie, et qui utilisent Google comme cible simplement parce qu’il a gagné en importance et qu’il est innovant. Google est l’entreprise qui connaît la croissance la plus rapide dans l’histoire du monde, selon le Times de Londres. C’est depuis trois ans la marque numéro un, ce qui signifie que les gens non seulement la connaissent mais l’admirent. Alors, qui sont ces gens qui feraient partie de cette « vague de mécontentement montante » au sujet de Google ? Comment la mesurez-vous ? Quelle est la taille de la vague ? Quel est son impact ? Je ne la vois pas. Ce que je vois, c’est des journalistes racontant cette histoire parce que tel est leur souhait. „

